31 juillet 2015

UNE HÉROÏNE

Quand j'ai repris mes esprits, j'étais à l'hôpital, David à mes côtés, me tenant la main. Il me la caressait même. Et ça piquait dans mon bras...
- DAVID : Tout va bien Sarah, t'es en parfaite santé... Il faut juste que tu te réhydrates a dit l'infirmière. C'est pour ça qu'ils t'ont mis cette perfusion...
- MOI : On est quand ? On est mardi ?
- DAVID : Mardi ? Non on est vendredi...
- MOI : Vendredi ? J'ai dormi tout ce temps ?
- DAVID : Non... On vient d'arriver à l'hôpital il y a une heure...
- MOI : Mais je t'ai retrouvé quand sur le banc ?
- DAVID : Ben il y a une heure...

Mon calvaire aura donc duré du lundi 6 au vendredi 10 juillet : 96 heures de séquestration qui m'auront paru bien plus courtes... Ah ça, quand on ne s'ennuie pas, le temps passe vite...

 

- DAVID : T'es une héroïne, Sarah... tu sais ça ?
- MOI : Non...
- DAVID : Tu t'es libérée toute seule... T'es trop forte...
- MOI : Je suis pas si forte que ça...
- DAVID : T'as pas vu la police en sortant ?
- MOI : Oui, je crois que oui...
- DAVID : C'est moi qui les ai prévenus...
- MOI : De ma disparition ?
- DAVID : On savait pas que t'avais disparu en fait avec Ash... Ash, elle pensait que tu t'éternisais à ton séminaire de boulot... Quelle idiote !
- MOI : Alors pourquoi t'as prévenu la police ?
- DAVID : Ash m'a donné ton téléphone cassé, elle pensait que je pourrais le réparer...
- MOI : Ah c'est pour ça qu'il avait disparu...

 

Cf post du VENDREDI 26 JUIN 2015 3H45 : CIRCONSPECTION NOCTURNE...

 

Hé oui... Je pensais même que c'était Rémy qui était venu le récupérer... Ça aurait été logique, puisqu'il est bien passé me piquer le bracelet... Mais non cette fois-ci, c'est Ash qui a tenté de jouer au bon samaritain et elle a eu raison... Mais je dois quand même noter au passage qu'on rentre dans ma chambre comme dans un moulin.

 

- DAVID : À force de tout ressouder, je suis tombé sur un enregistrement... Y'avait que ça dedans d'ailleurs... Je sais pas quand c'était... Mais ce type, là, Rémy, il te menaçait... Ça m'a fait très peur... J'ai prévenu Ash que j'avais trouvé ce message... On a vite imaginé le pire, et encore plus avec ton absence... Je suis allé chez les flics ce matin avec mon enregistrement. Ash m'a dit où il habitait... Je les attendais dehors... Quand t'es sortie, comme ça... Avec des égratignures partout, et des bleus... Ils t'ont fait des radios. Ils t'ont examinée partout sans exception... J'avais très peur tu sais...
- MOI : Non, il m'a pas touchée...
- DAVID : Mais il t'a fait du mal...
- MOI : Psychologiquement oui...
- DAVID : On s'est doutés de rien pendant tous les mois où on vivait avec toi, on l'a sous-estimé ce type... On pensait que tu exagérais. Je m'en veux tellement tu sais...
- MOI : À quelques secondes près, c'est toi qui me libérais...
- DAVID : J'ai failli être ton héros... mais c'est toi l'héroïne... Définitivement.

 

Oh... C'est une histoire de fous qui se finit bien.

 

Avec ce bonheur absolu de retrouver David... Et cette indicible tristesse pour mon bourreau avec lequel j'ai tout partagé pendant 4 jours.

 

« Ils l'ont retrouvé, quelques minutes après dans une pharmacie... Il est pas prêt de s'en sortir après ce qu'il t'a fait. »

 

C'est ça, le problème, j'aurais voulu que ça se termine autrement. Qu'il parte loin, libre et qu'il vive en paix. Finalement, je ne l'ai jamais aussi peu détesté qu'aujourd'hui...

 

La vie ne nous épargne pas... encore moins les petits orphelins que nous sommes. Rémy m'inspire un profond vague à l'âme... et j'aimerais lui reparler.

 

Il n'y a pas de héros, ni d'héroïne à cette histoire... à part peut-être un anti-héros qui s'appelait Rémy.

 

 

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30 juillet 2015

LE DÉNOUEMENT (2/2)

Et là un liquide chaud commence à couler entre mes cuisses... Et ce n'est pas de l'incontinence... Je regarde mon entre-jambe...

Rémy voit alors ma détresse... Son visage change... et se transforme en panique démesurée... Il s'arrête net dans son rapprochement comme si un bouclier protecteur venait de m'entourer... Et commence même à reculer...
- RÉMY : Qu'est-ce qui se passe ?
- MOI : Devine... Ça arrive qu'aux filles...
- RÉMY : Hein ?
- MOI : Et c'est tous les mois...
- RÉMY : Ah c'est dègue...
- MOI : Faut que t'ailles m'acheter des tampons...
- RÉMY : Ah non, je peux pas faire ça...
- MOI : T'as un problème ou quoi... ?

Et mon instinct me chuchote à l'oreille encore une fois que la clé de ma sortie est dans son cerveau malade... Et non dans la violence comme j'ai tenté de le faire avec l'alcool à 90° dans le coca... être plus intelligent que lui...

- MOI : Faut que je me change...
- RÉMY : Pas devant moi...
- MOI : Ma culotte est toute sale... et j'ai pas de change
- RÉMY : Je veux pas voir ça... Faut que tu fasses quelques chose...
- MOI : Je vais prendre une douche...

Et là je commence à enlever mon haut... C'est comme se jeter dans le vide pour voir ce que ça va donner. De l'inconscience réfléchie... Bizarrement, j'ai un flash... celui de mon déguisement lors de Starmania l'année dernière... Conchita Wurst est en moi, et elle, elle ose tout sans complexe !
- RÉMY : Mais t'as aucune pudeur comme fille ?
- MOI : Va me chercher des tampons et un slip neuf pendant ce temps-là... plus vite que ça...
- RÉMY : Mais je sais pas quoi prendre... Et on va me regarder de travers... je sais pas... je sais pas...
- MOI : Tu dis que tu veux me protéger ? Et t'es pas capable de me trouver un tampon et une culotte ???

Et là je me dis que je vais continuer sur ce terrain-là... Quand j'étais dans la salle de bains sur la cuvette des toilettes, au tout début de ma séquestration, Rémy était hyper gêné... (cf post LE CALVAIRE – CHAPITRE III).

Il est hyper gêné par mes règles... Il est hyper gêné par mon éventuelle nudité.

Je commence à enlever mon soutien-gorge devant lui... Allez Conchita, un strip-tease !

Et là il pète un plomb, attrape la clé dans sa poche... Me regarde, puis regarde la porte... Il ne sait plus ce qu'il doit faire...

« J'y vais, je reviens... »

Ah ? Doit-il vraiment revenir ?

Il s'enfuit alors comme un lâche...

Je me dis alors que tout ça n'aura servi à rien... puisqu'il a refermé la porte derrière lui...

Pas tout à fait... La mousse isolante n'a pas retrouvé sa place d'origine...

Je me rhabille en une fraction de seconde... Je tire sur la mousse... La porte s'ouvre... Je me retrouve dans un couloir familier... Oh que oui... Très familier... Je n'ai qu'à descendre l'escalier de trois étages... Et je vois enfin la lumière du jour à travers une porte cochère...

Je me retrouve dans la rue... Complètement éblouie par cette lumière, et ce soleil qui sent bon la liberté...

Je fais quelques pas, complètement hébétée...

Mes yeux s'acclimatent peu à peu... Un troupeau de policiers me bouscule au passage et me demande de faire attention où je marche... Je les entends s'engouffrer dans l'immeuble d'où je viens...

Je marche vers MON banc... J'ai besoin de m'asseoir au plus vite... La pression est en train de baisser et je me sens mal...

Il y a quelqu'un sur le banc... Il se lève...

« Sarah... Sarah »

Je me souviens l'avoir reconnu, je me suis jetée dans ses bras, je me suis accrochée à lui quelques instants, j'ai respiré son odeur rassurante que j'aime tant...

« David... »

Je me suis effondrée dans ses bras.

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29 juillet 2015

LE DÉNOUEMENT – (1/2)

- RÉMY : Qu'est-ce que t'as fait Sarah ? Hein ? Qu'est-ce que t'as fait ?
- MOI : Vas-y, parle... c'est quoi ce putain de secret ?
- RÉMY : Qu'est-ce qu'il y avait dans le verre ? Qu'est-ce que t'as pu mettre ?
- MOI : Et toi qu'est-ce que t'as mis dans toutes mes boissons ?
- RÉMY : C'était hyper léger... mais toi tu m'as empoisonné ??? J'ai envie de vomir... Je vais vomir...

Et il part cracher dans la salle de bains...

- RÉMY : Y'avait de l'alcool... Je le sens... J'ai la tête qui tourne... Tu sais très bien ce que ça me fait, l'alcool... Je suis tellement déçu... Mais où t'as trouvé de l'alcool ?
- MOI : Libère-moi... Ça peut plus durer.
- RÉMY : Pas tant que t'auras pas compris, Sarah... Et là je vois que t'as toujours rien compris... On est encore des ennemis et tout ça c'est à cause de toi... Je te déteste...

Il est en train de rougir. Sa colère est en train de gronder comme un volcan au bord de l'éruption. Il est debout devant la porte de la salle de bains. Je suis à l'extrémité de la pièce, complètement apeurée par les représailles que j'ai l'impression de mériter. J'ai fait tout ce qu'il ne fallait pas en ne faisant que la moitié du chemin...

- RÉMY : Tu veux vraiment que je te fasse du mal hein ?
- MOI : Dis-moi ce que tu voulais m'avouer et tu pourras compter sur moi...
- RÉMY : T'es folle ! Tu peux te gratter... Viens là, rapproche-toi...
- MOI : Non... je bouge pas... et toi non plus... Sinon... je...
- RÉMY : Je fais ce que je veux puisque tu me respectes pas... Sale garce !

Je me demande si l'alcool n'est pas en train de lui faire de l'effet. Et comme je suis de plus en plus lucide avec la dissipation des effets du Lexomil, la peur qui vient du ventre me crispe...

Rémy commence à marcher vers moi en serrant les dents...

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28 juillet 2015

L'AFFRONTEMENT – CHAPITRE X

Je sens mon corps et mon esprit retrouver l'espoir. Sûrement parce que je me refuse à boire et manger... Comme ça, je suis sûre qu'il ne m'abrutit pas avec son Lexomil.

Et en même temps, ma combattivité naturelle réinvestit chaque parcelle de mon cerveau et de mes membres. Je comprends qu'il tente de m'attendrir... Comme les bouchers font avec la viande... avant de la déguster ! Je suis en pleine marinade avant d'être servie !

Certes, une marinade pleine d'authentiques confessions... D'habitude on se fait enfumer par des mensonges... Là je me fais enfumer par la vérité. Et c'est redoutable...

À un moment, il finit par s'assoupir... Le moment idéal pour agir. Je sais où la mousse isolante se dérobe depuis son dernier retour. J'arrive effectivement à enfoncer ma main dans une encoche avec au fond une serrure tout à fait classique. Sans clé...

Je fouille partout en vain en quête de son arme chimique... mais aussi d'une trace de clé. C'est évident, tout est dans ses poches : j'y vois bien un magma de choses qui dépassent...

Et ce qui me servirait à fouiller ses poches en toute liberté est tout bonnement dans ses poches. C'est une fausse piste... C'est peine perdue.

Je craque de nouveau. D'autant plus que mes égratignures saignent de nouveau... Je vois dans un coin du studio du coton et de l'alcool posés sur le sol et je commence à tamponner... Jusqu'à ce qu'une idée démoniaque me vienne en tête...

À mes risques et périls...

Quand il se réveille, je suis prête...
- RÉMY : Mmmhh, j'ai pioncé. Et je vois que t'as pas merdé.
- MOI : T'as pas soif ?
- RÉMY : J'ai l'impression que t'as pas fait de conneries pendant mon sommeil. Est-ce que ça veut dire que je peux te faire confiance maintenant ?
- MOI : J'ai hyper soif...
- RÉMY : Y'a du coca dans le placard... là-bas.
- MOI : T'en veux ?

Je me verse un verre... puis un deuxième pour mon kidnappeur... Un verre où il y avait déjà quelque chose de pas très catholique dedans mis par mes soins...

- RÉMY : On serait heureux... Non ? Comme un frère et une sœur...

Je commence à siroter le coca goulûment avec l'espoir qu'il fasse de même. Mais il n'est pas pressé...
- RÉMY : Je voudrais t'avouer mon plus cher secret... Maintenant qu'on s'est enfin retrouvés...
- MOI : Je t'écoute...
- RÉMY : C'est un truc affreux, horrible... mais que tu dois savoir à tout prix. C'est important que tu le saches. J'espère que tu me verras pas différemment après... Ou si en fait j'espère...
- MOI, en haleine : Qu'est-ce que t'as fait Rémy ?... Qu'est-ce que t'as encore fait ?

Et là, il commence à boire ma "cuvée spéciale"... avec des yeux de chien battu... et son pire secret sur le bout de la langue, qui, en plus, a l'air de me concerner...

S'il finit le verre, le secret va s'envoler pour toujours... Mince !

Non ! Qu'il boive, c'est le seul moyen de m'échapper maintenant... C'est le plus important.

Mais je suis assaillie de doutes divers... Est-ce que vraiment lui faire boire de l'alcool à 90° dilué dans du coca c'est une bonne solution ?

Oui ! Ça va le soûler direct, je vais pouvoir lui faire les poches, enfin... Il est tellement sensible à l'alcool...

Mais l'alcool le rend tellement mauvais... Est-ce que ça ne va pas se retourner contre moi ? Comme les deux dernières fois ? Et s'il devenait ultra violent ?

Allez, avale tout qu'on en finisse... Je suis à bout.

Et si je l'empoisonne mortellement ? Est-ce que je serais en train de devenir comme lui ???

« Il a un drôle de goût ce coca... Ça a un meilleur goût d'habitude... »

Je lui fais alors tomber le verre des mains, creusant par la même occasion ma prison éternelle à ses côtés... ou bien carrément ma tombe.

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27 juillet 2015

L'AFFRONTEMENT – CHAPITRE IX

- MOI : Mais qu'est-ce que tu sais de ce photographe ?
- RÉMY : Quand j'ai réalisé que la Vieille te voulait du mal... J'ai compris, tout compris. Ma mission. Je me suis promis qu'il t'arriverait plus rien. Et ce type te matait inlassablement de la rue avec son appareil photo. Un jour, je lui ai arraché des mains et je l'ai jeté par terre...
- MOI : Je crois que la boulangère a vu ça...
- RÉMY : Ah bon ? Elle me l'a jamais dit, mais bon, j'étais pas encore son locataire à l'époque...
- MOI : Et qu'est-ce qui te fait croire que ce type me voulait du mal ?
- RÉMY : J'étais souvent dans les parages, et je l'ai vu un soir te mitrailler par sa fenêtre... T'étais sa cible, aucun doute.
- MOI : Mais sa cible pour quoi ?
- RÉMY : Y'a plein de fous, et on sait pas pourquoi ils sont fous.
- MOI : Ça, c'est sûr... Mais bon... Et c'est tout ce que t'as à dire ?
- RÉMY : Tu en sais suffisamment non ?
- MOI : Donc tu en sais plus...
- RÉMY : J'ai pas dit ça...
- MOI : Et mon bracelet dans tout ça ?
- RÉMY : Ton bracelet ? Je sais pas Sarah... ça a un lien ?
- MOI : Tu le sais et tu me dis rien... Donc c'est tout pour le photographe ? Tu as jeté son appareil dans le caniveau ? Rien de plus ?
- RÉMY : Tu crois quoi ? Tu me prends pour un tueur ?

Ça m'effleure l'esprit... Ce type est incontrôlable.

- MOI : Ils étaient deux, le photographe avait un complice, je l'ai vu un jour...
- RÉMY : Le jour où l'appart' s'est libéré, j'ai sauté sur l'occasion, c'était un signe... Plus personne ne pourrait t'espionner, à part moi.
- MOI : Je sais pas quoi te dire... Je me demande si ton esprit malade n'invente pas tous ces dangers...
- RÉMY : Le laser rouge... Tu te souviens ?
- MOI : Oui malheureusement, je m'en souviens.
- RÉMY : J'ai entendu une fois une conversation à travers la porte...
- MOI : Tu les écoutais derrière la porte ?
- RÉMY : C'était super inquiétant, ce faisceau non ? Il y a un des types qui disait qu'il devait acheter du matériel pour scanner tout l'appart' et l'autre lui répondait qu'il le rembourserait.
- MOI : Ouf, c'était pas un fusil laser...
- RÉMY : Tu prends pas ça au sérieux... Comment tu feras quand je serai plus là ?

Je me tais. Cette dernière phrase jette un froid ou plutôt un souffle chaud d'espoir... C'est la 1ère fois qu'il émet l'idée qu'on va être séparés.

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26 juillet 2015

LE PHOTOGRAPHE – FLASHBACK (2/2)

Mon blog de concierge dans ces moments-là m'est très utile... Il me permet de réaliser que je ne suis pas folle... et que mon instinct très imaginatif est souvent sur la voie de la vérité.

Petit à petit, je vois sa valeur qui me dépasse totalement. Une chronique, des mystères, des rebondissements... Ma vie est loin d'être ennuyeuse. Je me demande si tout le monde a la même vie...

MARDI 3 JUIN 2014 15H45 : SUR LE QUI-VIVE
Han, en face... la lumière s'est allumée !!! L'appartement du photographe ! Faut dire qu'il fait tellement sombre aujourd'hui à Paris. Il vient d'arriver visiblement... Et comme il a mis la lumière... je vois tout son intérieur... vide ! Son appart' est aussi vide que mon cerveau pour le bac !

Ah ! CQFD, il s'est pris un petit pied-à-terre ! Pour observer mon immeuble... Mmmh... Il prend son appareil photo, enfin je dirais plutôt son téléobjectif... ouais... il prend pas des photos en fait, c'est ce qu'il fait croire !!! Tout ça, c'est un substitut de jumelles...

Il balade son arme de gauche à droite... Et puis il s'arrête net ! Je vois parfaitement son visage à ce moment-là, il se décompose... L'espion se précipite sur l'interrupteur ! Et le voilà dans le noir...

Mmmh étrange ! En tout cas ça signifie qu'il a fait une faute et qu'il s'en veut ! Quelqu'un l'a-t-il regardé de mon immeuble ?

DIMANCHE 22 JUIN 2014 14H45
En parlant d'enquête, il y avait une autre personne chez le photographe en face en fin de matinée... J'ai bien vu que cette nouvelle personne n'avait pas la même coupe de cheveux ni la même couleur de cheveux... Mais je n'ai pas pu voir son visage avec le contre-jour... Tout ce que je peux dire c'est qu'il était jeune et mince, alors que le photographe est plus vieux et plus rond...

C'est la première fois que je vois ce nouvel intervenant. Il n'avait pas d'appareil photo. Et il s'est écarté de la fenêtre pile au moment où j'ai ouvert la mienne pour mieux le voir.

Est-ce que ce serait des espions qui se relaient ? J'ai repensé à une chose : Mme Lawson au 5ème a des meubles de grande valeur qui ont déjà été cambriolés, et peut-être que ces espions fomentent un sale coup... Ce qui m'intrigue c'est que leur regard devrait être tourné vers le 5ème alors ? Et ce n'est pas vraiment le cas...

Et si en plus, ils veulent espionner le 5ème étage, quelle idée de prendre un appart' au troisième... Enfin, ont-ils eu le choix ?

La boulangère racontait l'autre jour à toutes ses clientes que plusieurs autres avaient été cambriolées, et puis elle disait qu'à cause de l'insécurité « elle avait voté ce qu'elle avait voté »... Bref ! Alors cambriolage le retour ???

MERCREDI 25 JUIN 2H57 : LE CONTE A DORMIR DEBOUT
J'ai reçu un commentaire que tout le monde a pu lire... mais celui qui l'a imprimé, c'est mon inconscient !

Mon inconscient qui vient de me le ressortir cette nuit dans un rêve...

On frappe à ma porte pendant un épisode des Feux de l'Amour... Je râle, je mets sur pause... Tiens je l'avais enregistré l'épisode... Bref revenons à nos moutons.

Je vais ouvrir... et là des paparazzis m'attendent et me photographient... je me laisse photographier en souriant... Voilà un comportement qui ne me ressemble pas du tout... Puis un visage presque familier sort de la foule... C'est le photographe mystérieux d'en face... Il porte avec délicatesse un coussin rouge à franges... sur lequel est posé un modèle de mon bracelet... en or ! Il prend mon poignet, enfile le bracelet en or... les deux s'emboitent parfaitement !!! Les paparazzis s'excitent et me mitraillent de flash...

Le photographe mystérieux prend alors un porte-voix et se met à hurler dans mes oreilles : « Vous êtes attendue à votre couronnement, princesse Sarah... »

Et là malheureusement, le conte fastueux se brise en mille morceaux avec un réveil brutal alors que je suis debout dans ma chambre. Mais qu'est-ce que je fous là ? Je suis en train de dormir debout ???

SAMEDI 28 JUIN 2014 1H05 : LES JUMELLES DE JESSICA...
Je suis ici pour espionner l'appart' du photographe d'un autre angle... Au boulot ! Je me rends dans la pièce qui équivaut à ma chambre, mais au 5ème... C'est une buanderie ici, c'est tout dire !

Je ne vois pas grand chose en fait... Je vois le sol de l'appartement du 3ème étage en question... Je vois des pieds passer... Puis la lumière s'éteint... Et là je ne distingue plus rien...

Je suis prête à abandonner et je reviens dans le salon. J'observe Jessica jouer pendant un instant. Et je la vois avec une paire de jumelles pour enfant...

Hop, ni vu ni connu... Je lui pique en détournant son attention et me voilà en train d'espionner avec mes jumelles rouges...

Le temps passe, je ne vois rien, mais je reste à l'affût et je ne me lasse pas... Je pose, je dépose, je repose les jumelles, tenue en haleine par le moindre mouvement de lumière... Chaque détail titille mon imagination... Mais rien ne bouge... Le photographe a dû sortir... On est vendredi soir !!!

Jusqu'à ce qu'un élément attire mon attention : il y a un point rouge lumineux contre la vitre... Je me recule un peu... Je fais le focus avec les jumelles, pas si nulles que ça pour un jouet de gamine ! Mais oui... on dirait un laser rouge qui part de l'appartement... Le faisceau a l'air de se prolonger à l'extérieur mais je ne vois pas trop dans quelle direction... Puis il bouge un peu...

Si j'exclus mon appart', je dirais que ce laser pourrait s'orienter vers l'appartement du 1er étage ou bien celui du 3ème étage... A mon avis c'est de ce côté que je dois creuser... Mais comment ? Est-ce que je dois aller chez mes voisins ? Avec quelle excuse ???

D'abord le photographe qui mitraille l'immeuble, puis qui s'installe en face. Le jour où je croise son regard, il éteint précipitamment la lumière. Puis la photo laisse place au laser rouge... Ce fameux faisceau qui m'a terrifiée pendant plusieurs semaines...

SAMEDI 5 JUILLET 2014 21H20 : LA CROTTE DE NEZ
Dans ce film, un faisceau rouge apparaît par la fenêtre avant de se fixer sur la tête d'une personne. Une balle brise alors la vitre et tue le personnage...

Le faisceau rouge, ça vous rappelle quelque chose ??? Comment j'ai pu ne pas y penser plus tôt...

Le photographe en face... il veut commettre un meurtre ????????????????????????????????????????

DIMANCHE 6 JUILLET 2014 1H55 : LE PERIPLE
Une fois l'hypothèse du faisceau acquise, je me suis précipitée à une fenêtre de l'appartement Lawson...
Il était 22h15... le faisceau était bien là... Tourné vers mon immeuble !!!

Mon sang n'a fait qu'un tour. Je suis allée vérifier que la gamine dormait... bingo ! A poings fermés ! Direction les étages inférieurs...

La semaine dernière, quand j'avais fait le babysitting ici et que j'avais remarqué le faisceau rouge, j'en avais déduit qu'il ne pouvait se diriger qu'entre le 1er étage et le 3ème étage, pas plus haut !

DIMANCHE 6 JUILLET 14H45 : LE REVEIL DIFFICILE...
J'attends que la lumière de mon palier s'éteigne... Et j'ouvre ma porte...

Rien. Je n'allume pas ma lumière... Je me dirige vers ma chambre à pas de loup...

Et là, je suis éblouie par un laser rouge qui se fixe tout droit vers moi... Je me jette à terre, réflexe de survie !!! Le laser s'est immédiatement éteint. Je n'entends aucun bruit. Le laser vient de la fenêtre de ma chambre sans aucun doute.

C'est à partir de là que je me suis mis en tête que ce laser rouge m'était destiné.

MARDI 8 JUILLET 2014 10H45 : SE CASSER LE NEZ EN BEAUTE
Ce matin je suis allée au commissariat... pour le laser rouge qui veut me tuer. Il faut bien prendre le bouc par les cornes (afin d'éviter le taureau... comprenne qui pourra !)

Ben on m'a ri au nez. On m'a même pas laissé voir l'inspecteur nonchalant que je connais de mes précédentes (més)aventures...

Il faut dire que mon argumentaire n'était peut-être pas au top : « J'ai l'impression qu'on veut me tuer avec un laser rouge... Il vient d'en face... C'est comme dans les films, on va me tirer une balle ! C'est un paparazzi... euh bon c'est un photographe en tout cas... Et il me mate par sa fenêtre... C'est peut-être un voyeur ??? Un voyeur sniper ???»

Lors d'un dernier post-bilan (cf post du MARDI 29 JUILLET 2014 13H25 : LE PUZZLE), j'écris... : « Le jour où je tombe face à face avec le laser dans ma chambre, il disparaît pour de bon ! Comme par hasard... Et le photographe disparaît avec ! La boulangère qui se révèle être la loueuse (cf post du VENDREDI 25 JUILLET 2014 12H45 : RADIO BAGUETTE) confirme à David que le photographe est parti du jour au lendemain... et qu'elle a reloué dans la foulée (cf post du VENDREDI 25 JUILLET 2014 21H45: LA BAGUETTE MAGIQUE)... Depuis, les rideaux restent fermés, je ne vois plus rien ni personne dans ce fameux appartement.»

Ceci clôt alors provisoirement l'histoire du photographe et du laser rouge. Tout ce que je sais c'est que Rémy s'installe dans l'appartement du photographe et du laser... Élément que je découvre bien plus tard cette année... Il a pris la suite immédiatement. : cf post du MERCREDI 31 DÉCEMBRE 2014 19H25 : LE MONSTRE DE LA SAINT SYLVESTRE (1/3)...

- BOULANGÈRE : Ah Rémy... Vous voulez du pain ? Je vous ai gardé une baguette... Ah je voulais vous dire... Pour le loyer, c'est le 5 du mois, pas le 10, on est d'accord... ?
- RÉMY : Bien sûr madame... Veuillez m'excuser. Je confonds avec mon ancien appart'...

La confirmation que j'attendais depuis longtemps ! Tous mes indices convergent, je sais où il vit.

Il est le locataire de la boulangère. Elle loue un appart' au 3ème étage... C'est l'ancien appart' du photographe. C'est sûrement là où vit Rémy !!! Avec une vue plongeante sur mon appart'.

J'ai toujours soupçonné que cet enchaînement de locataires louches en face de chez moi n'était pas une coïncidence... Rémy vient de me faire un aveu édifiant.

Le dénouement est proche... J'étouffe. Je dois mettre un terme à ce mauvais souvenir sans l'occulter.

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LE PHOTOGRAPHE – FLASHBACK (1/2)

Le bracelet est peut-être l'objet de son attention depuis le début... et notamment durant cette année de silence.

Aussi loin que je m'en souvienne... L'histoire du photographe remonte à mon année de 1ère...

DIMANCHE 24 FEVRIER 18h05 : SOLDE !
Dans l'obscurité, je distingue un type en train de mitrailler mon immeuble avec un télé-objectif. Bizarre.

SAMEDI 2 MARS 2013 18h15 : STAR EN VUE
J'étais au bar, à la recherche de vie, avec mon coca-glace-citron. Pas de Mamie, pas de Claudia la patronne du bar. Personne. Alors j'observe la vie dehors... et je retombe sur le photographe en train de mitrailler dans le quartier et il semble finir par mon immeuble. Y-aurait-il une star cachée à côté de chez moi ? La classe...

DIMANCHE 3 MARS 2013 14h45 : MYSTERY
Tiens le photographe est encore là. Je le vois errer dans la rue. Dans l'attente de sa star... peut-être je la connais ? Peut-être une star américaine ? Pffff je suis naïve, qu'est-ce qu'elle viendrait foutre dans mon quartier !!!!

SAMEDI 9 MARS 2013 22h10 : TRUTH ADDICT
J'ai observé la foule de la rue et j'ai plusieurs fois senti ou imaginé un regard sur moi, un regard de psychopathe, le malade qui m'envoie les tarots peut-être ?
Et si c'était une erreur ? Et si ces tarots concernaient la star qui habite dans cet immeuble ? Et si le paparazzi était le coupable ? Mmh vite la vérité ! Je suis accro maintenant à la vérité...

MARDI 12 MARS 2013 13h25 : YEUX DE LYNX
Du coup je suis en embuscade dans l'immeuble pour trouver la « star » qui se cache ici, incognito mais qui a été retrouvée par un paparazzi. Et qui s'appelle sûrement Sarah !

LUNDI 18 MARS 2013 21h45
Je me suis persuadée depuis une semaine que les tarots n'étaient pas pour moi mais pour une autre Sarah. Trop facile non ? De plus j'ai perdu mon objectif de vue : en effet en allant faire du babysitting, okay je cherchais une star, celle qui attire le paparazzi...

SAMEDI 27 AVRIL 2013 11h20 : MENAGE DU SUBCONSCIENT
En revanche je n'ai pas trop envie de rouvrir le chapitre des tarots que j'ai reçus anonymement pendant les vacances de Noël et celles d'hiver. Je n'ai pas trouvé d'autre Sarah dans l'immeuble. Et je n'ai pas trouvé non plus de star que le paparazzi aurait pu photographier.

DIMANCHE 19 MAI 2013 16h05 : REVISIONS A LA LOUPE !
Pas de photographe ce dimanche, ça fait longtemps que je ne l'ai pas vu. La star est partie ?

DIMANCHE 16 JUIN 2013 11h55 : TRIPLE DIMENSION
Bon sang, mais le paparazzi est revenu ! Et il est en train de photographier mon immeuble ! Et il a l'air de viser vers moi. Si j'étais une star, je croirais qu'il vient pour moi !

C'était un détail insignifiant, ce photographe que je prenais pour un paparazzi. Le plus étrange c'est son obsession à propos de mon immeuble... J'ai cru à un moment que mon immeuble hébergeait une star que le photographe traquait. Et que le tarots arrivaient par erreur dans ma boîte et qu'ils étaient destinés à cette star virtuelle. Puis j'ai oublié tout ça...

Jusqu'aux événements de ma Terminale...

JEUDI 8 MAI 2014 17H25 : OEIL VS OEIL
Et je suis devant cette fenêtre depuis au moins 5 heures...Mon œil incontrôlable est attiré irrémédiablement par un photographe qui prend des photos de mon immeuble par intermittence... Il revient... Il repart... Il scrute... Il sort son appareil qui est un téléobjectif de compétition... Il mitraille puis le range, puis se gratte la tête, puis disparaît...

Son petit manège est interminable aujourd'hui.

Hé mais ça me revient... j'ai déjà vu un photographe l'année dernière... A plusieurs reprises et dans les mêmes conditions...

Voyons si j'ai déjà retranscrit ça sur mon blog... une vraie mine d'infos ce blog !

C'est à ce moment-là que les souvenirs de l'année précédente me sont revenus.

Hé ben... Y'a de la matière... Enfin, ça ne donne pas grand-chose... à part que mon immeuble doit être assez photogénique. Un chef d'œuvre d'architecture ?

A moins que ce photographe s'intéresse à ce qui se passe par la fenêtre, ce que j'ai toujours pensé... Mais l'hypothèse d'une star traquée par un paparazzi est un peu tombée à l'eau d'après mes connaissances des people et du voisinage...

Ou alors c'est pour voir ce que les gens cachent chez eux... des œuvres d'arts, des meubles anciens... Mmmh un nouveau cambriolage en perspective ???

Alors que mes deux yeux divergeaient, maintenant ils se croisent de curiosité !!! Ils frétillent ensemble, excités par la perspective d'une petite enquête...

SAMEDI 17 MAI 2014 19H45 : L'ADIEU COMPROMIS
Pendant que j'écris ce post, les battants de la fenêtre de ma chambre claquent avec les courants d'air. Je la ferme et pile à ce moment-là, je vois le photographe-espion revu il y a quelques jours (cf post du JEUDI 8 MAI 2014 17H25 : OEIL VS OEIL).

Il est en train de ranger son appareil dans sa sacoche. Il est à moitié caché par une colonne Morris... Encore lui !!! Qu'est-ce qu'il shootait aujourd'hui ?

JEUDI 22 MAI 2014 19H55 : LE RAGOT
Entendu ce soir à la boulangerie, dans la file d'attente pour raffler le dernier pain au chocolat...
- LA BOULANGERE : Mais si je vous le dis...
- CLIENTE : Pas possible... Où ça ?
- LA BOULANGERE : Là derrière la colonne...
- CLIENTE : Comme ça de nulle part ?
- LA BOULANGERE : Le type, il lui a arraché son appareil photo et l'a jeté à 10 mètres puis il s'est volatilisé...
- CLIENTE : C'était quand ça ?
- LA BOULANGERE : Oh bah hier... ou bien mardi...
- CLIENTE : On n'est plus tranquille, même ici...
- LA BOULANGERE : Ah ça... et puis c'est pas avec François Hollande que ça va s'arranger...
- CLIENTE : Ah ça, on sait quoi voter dimanche...

Ce n'est pas pour la portée intellectuelle ni politique que je relate cet échange palpitant...

Un photographe qui se fait arracher son appareil mais qui ne se le fait pas voler... Etrange ? Mais ce qui est encore plus étrange, c'est un photographe posté derrière la colonne... Serait-ce le photographe que j'ai remarqué à plusieurs reprises ??? Les deux commères auraient aussi pu se demander ce qu'il photographiait dans notre quartier derrière sa colonne... Pfff !

J'en étais sûre qu'il était louche ! J'ai le nez pour ça...

DIMANCHE 25 MAI 2014 17H45 : POUR & CONTRE
Aucun photographe derrière la colonne Morris aujourd'hui... la baston évoquée par la boulangère a dû le faire fuir... Il faut que je pense à la cuisiner, cette commère, elle me doit bien ça...

LUNDI 2 JUIN 2014 16H20 : MOI PARANO ?
A un moment, un rayon de soleil sort de derrière un nuage et illumine l'immeuble d'en face. Et là au travers d'une vitre du 3ème étage, je vois... un photographe tourné dans la direction de mon immeuble... C'est MON photographe !!! Oui oui le mien !

Sacrebleu ! Il a rôdé derrière la colonne Morris pendant quelque temps, avant de se faire dégager par un illustre inconnu que la boulangère avait déjà vu à plusieurs reprises. Sorti par la porte, il rentre par la fenêtre ! Est-ce qu'il a toujours vécu là ? Est-ce un voyeur ?

Mais s'il habite là, pourquoi avait-il besoin de sortir pour photographier mon immeuble ?

Si je ne me considérais pas comme aussi parano, je me dirais presque qu'il a loué un appartement en face pour pouvoir espionner plus librement quelqu'un qui habite dans mon immeuble !!!

Et qui de mieux pour repérer un espion... que la reine des espionnes ? Moi !!!

Bien sûr, j'entends déjà quelques blogués me dire que c'est un fan d'architecture, de moulures haussmanniennes...

Que nenni ! C'est plutôt un pervers maniaque qui mate une de mes voisines !!! Et qui un jour va passer à l'acte ! Comment protéger quelqu'un que je ne connais pas et qui habite je ne sais pas où dans l'immeuble de quelqu'un d'autre que je ne connais pas non plus et dont je n'imagine pas un instant les intentions perverses ? Alambiquée cette phrase ! Digne d'une dissert' au bac pour impressionner un correcteur !

Bref, je ne dirais ça que si j'étais parano... et comme je ne le suis pas du tout mais alors pas du tout...

En fait je le suis tellement que je suis prête à aller cogner à toutes les portes !

Hé oui mes blogués, j'ai retrouvé ce fichu photographe en face de chez moi !!! Dans l'appartement qu'a récupéré Rémy ensuite...

Et voilà... La toile est épaisse, elle me cache la lumière depuis longtemps... J'avais fait une croix sur tout ça... Mais j'entrevois peu à peu un rayon éblouissant qui perce à travers la toile...

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25 juillet 2015

L'AFFRONTEMENT – CHAPITRE VIII

Un bout de mousse se dérobe, Rémy est de retour...

- RÉMY : Ça sent bizarre ici... Qu'est-ce que t'as fait Sarah ? Mais t'as tout démoli... Mais qu'est-ce tu fais avec ce réchaud ? T'es barge !
- MOI : Si j'avais trouvé une allumette... Je peux t'assurer que ta petite piaule serait en feu...
- RÉMY : Ça sent le gaz... Donne-moi ça tout de suite !!! Jamais j'aurais dû te laisser libre... Je peux pas te faire confiance... Alors que je passe mon temps à t'accorder la mienne... Tu vas faire péter l'immeuble !!!
- MOI : Ah bon ? On est dans un immeuble ??? Dis-moi tout connard... Tu vois ce que j'ai au poignet ??? Tu le vois hein ? C'est ça qui t'intéresse depuis le début hein... C'est sa valeur qui t'intéresse ? Arrête avec ton air ahuri. Tu le reconnais hein ? Je l'ai essayé, il me va parfaitement, c'est bien le mien...
- RÉMY : Ben oui c'est ton bracelet, et je suis content que tu l'aies retrouvé...
- MOI : Comment ça ? Tu vas cracher le morceau !
- RÉMY : Éteins ce réchaud, Sarah... Et t'en sauras plus...
- MOI : Tu sais rien...
- RÉMY : J'en sais beaucoup plus sur ton bracelet que toi... Et je sais à quel point il compte pour toi... On le sait tous les deux. Moi mon passé est écrit, je peux rien y changer... Mais pour toi il reste un immense espoir... Et nous savons que le bracelet, c'est la clé. Un jour, ce bracelet va t'ouvrir la voie... J'en suis certain... C'est une chance énorme...

Ce qu'il est en train de me dire me fait trembler... Même si c'est quelque chose que j'ai toujours su au fond de moi. Le fait que quelqu'un pense aussi comme moi et me comprenne...

C'est bien ça, sa meilleure arme. Il me désarme... au sens figuré... puis au sens propre. Sans violence.

Je laisse tomber le réchaud qu'il s'empresse d'éteindre. Pendant que je m'effondre sur le lit. Il me prend dans ses bras.

Trou noir.

Je revois une grande lumière qui s'ouvre puis se referme... Comme s'il avait ouvert une fenêtre ou une porte qui donne sur un grand soleil... On doit être mardi matin. Je dois être avec lui depuis 15 heures. Sûrement pour aérer les odeurs de gaz. J'ai disjoncté. La violence ne résoudra rien. Il y a 3 ans, elle a été pourtant ma seule défense. Légitime.

Il me caresse le poignet avec ses doigts fins.
- RÉMY : Je ne pouvais pas te laisser sans...
- MOI : C'est toi qui l'a pris alors dans la trappe... Comment tu as su ?
- RÉMY : J'habite en face de chez toi...
- MOI : Tu as mis du papier journal partout...
- RÉMY : Je ne voulais plus subir ton regard...
- MOI : Tu as capitulé hein ?
- RÉMY : Je préfère te regarder et pas l'inverse...
- MOI : Taré... C'était prémédité hein...
- RÉMY : De te prendre à côté de moi... Oui. Mais je voulais que tu te sentes le mieux possible. Et qu'est-ce qui pouvait te manquer réellement ? Le bracelet...
- MOI : Pourquoi maintenant, hein ?
- RÉMY : Elle nous a laissés seuls, on n'a plus que l'un l'autre maintenant...
- MOI : C'est pour ça alors, c'est sa mort... Comment tu as pu voir ma cachette ? Tu as passé ton temps à m'épier hein !
- RÉMY : T'épier... ??? Te surveiller comme un ange gardien...
- MOI : T'as pas le profil d'un garde du corps.
- RÉMY : Et pourtant, t'en as bien besoin, Sarah... Ce sale type, Sarah, qui passait son temps à te photographier... Il te voulait pas du bien...

Bien sûr... Le photographe... Tout me revient... Tout. Et Rémy semble être mêlé à tout ça... de loin ou de près. Et si tout ça était une simple arnaque... pour mettre le grappin sur ce fichu bracelet ???

Je ne sais plus à quel saint me vouer... Je suis en train de me consumer, la vérité est trop brutale et me ronge inlassablement depuis qu'il me séquestre... Mes yeux ont bien du mal à s'accoutumer à cette lumière si brutale... Et pourtant mon corps reste dans l'obscurité.

- MOI : Le photographe... Oui... Mais comment tu le connais ? T'es de mèche avec lui ? Bien sûr puisque tu as récupéré son appart'...
- RÉMY : De mèche avec ce type chelou ? N'importe quoi. Sinon tu ne serais pas là pour en parler Sarah... Hé oui...Mais t'inquiète... à lui aussi je lui ai fait sa fête...

Il va sûrement finir par me faire la mienne...

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24 juillet 2015

L'ENTRACTE

Trou noir de nouveau...

Je me suis encore endormie sans m'en rendre compte. Il doit continuer à mettre des calmants dans l'eau, ou dans la nourriture.

Je suis détachée, mes mains sont libres ! Il a l'air d'être absent. Je n'entends rien, pas une respiration.

Pour la 1ère fois, je me retrouve seule dans ce prétendu « studio d'enregistrement ». Je me dis alors qu'il a dû rentrer chez lui, pour dormir. On doit être dans la nuit de lundi à mardi... Douze heures ont dû passer depuis mon enfermement... Enfin j'en suis pas trop sûre...

Je me sens vaseuse, engourdie, mais c'est l'occasion de faire le point. De retrouver mes esprits. Et de remettre d'aplomb mon instinct de survie.

Il m'a d'abord construit une prison chimique, maintenant il me maintient en prison par ses révélations ! Je suis accro à toutes ses vérités...

Je reste abasourdie par tous ces aveux qui changent toute la couleur de mon blog et de mon histoire.... Tout se noircit irrémédiablement.

C'est lui qui m'a envoyé ces tarots terrifiants durant l'année scolaire 2012-2013.

C'est lui qui m'a enfermée dans le local poubelle en décembre 2012 alors que j'ai longtemps cru que c'était les Pestes, Alyssa et Ash...

C'est lui qui a poussé la Vieille dans l'escalier en juillet 2013 : un événement qui a tout fait basculer et qui m'a poussée à fuguer tout un été avec David... La Vieille a toujours gardé ce secret, évidemment : elle ne pouvait pas dire que le loup, ben c'était elle qui l'avait fait entrer dans la bergerie !!! Tout se tient tellement bien... Elle a fini par être la victime de ses manigances. Bien fait !

Et lui, est-il finalement de mon côté comme il le dit ??? Dois-je relire toute cette année scolaire à l'aune de cette nouvelle lumière ?

Mais je reste dans la crainte du pire... Bizarrement, Rémy sort de la scène lors de ma Terminale... Plus rien durant l'année scolaire 2013-2014 jusqu'à ce jour de fin juillet 2014 où je tombe sur lui dans ma rue... (cf post du DIMANCHE 27 JUILLET 2014 2H10 : DÉMON DE MINUIT... puis post du LUNDI 28 JUILLET 2014 1H05 : LA CRISE...)

Pourquoi un tel silence ? Pourquoi sortir du bois à ce moment-là ? Il y a encore une page blanche à écrire...

Non, il a bien eu une activité parallèle durant cette année, j'en suis certaine... mais qu'a-t-il fait ? Qu'est-ce que je vais encore découvrir ?

Je crois que je préfère ne pas savoir et sortir de là une bonne fois pour toutes. Je suis consciente que ce calmant qu'il m'administre en douce émousse ma volonté... comme ses promesses de révélations continues et infinies.

Je me lève enfin et je commence à tâter la mousse isolante... C'est horrible, on dirait une cellule capitonnée. Je commence à me demander si on ne m'a pas enfermée chez les fous parce que j'aurais des visions et des hallucinations... Et si tout ce que je voyais était faux en fait ???

Non, cette mise en abyme de moi-même ne me convient pas. Je dois m'accrocher à mon instinct. Tout ça est bien réel...

Mon seul objectif, me concentrer sur la porte de sortie. Et vite !!!

J'essaie de réunir mes souvenirs... de tous ses actes qui pourraient me mettre sur la piste. À plusieurs reprises, je l'ai vu mettre un œil dans la mousse sur la droite du lit, comme s'il y cachait un œilleton ou un œil de judas. Mais je ne trouve rien.

Je commence à paniquer...

Il y a un évier, une cuisine vide... Un réchaud à gaz... Des pâtes. Une dizaine de paquets de pâtes. Il vit là ou quoi ? Ou bien il compte me garder là une éternité. Je me mets à pleurer. Puis je me raisonne : tant qu'il ne veut pas me découper en morceaux, il y a de l'espoir.

Et même si ses mots sont parfois violents ou sinistres, il ne m'a jamais touchée pour me faire du mal. L'énergie revient... Je vais me sortir de là, j'en suis persuadée, mais quand ?

Et si la clé de la sortie, c'était Rémy, tout simplement ? Non, je peux pas aller contre ma nature, je peux pas me laisser aller passivement, à attendre la mort, qu'elle vienne pour moi... ou pour lui...

Voyons. Quand il est entré dans la chambre et que j'étais sur la cuvette des toilettes il y a quelques heures... C'était vers la droite... ou vers la gauche ? J'étais dans le coltard absolu.

Cette mousse ne veut pas révéler ses secrets... J'en ai marre. Marre de me récupérer des cinglés. Et avec la Vieille et Rémy, je viens de tomber sur la plus belle paire de l'univers.

Soudainement, je pète les plombs comme jamais. Et je casse tout ce que je trouve en bonne cinglée bis. Tout y passe, je retourne le matelas, je casse le pot de Nutella contre le sol, je projette la table de chevet un peu partout comme si c'était Rémy... C'est une colère incommensurable qui dépasse tout ce que j'ai jamais ressenti... Une colère physique qui ne me ressemble pas. Je suis à bout, c'est indiscutable. Et son absence me rend libre... de tout péter.

La table en bois finit par se casser... Un objet en métal tombe à terre...

Le clou du spectacle... L'apothéose de ce sinistre kidnapping... La révélation suprême de tout mon blog...

Rond, brillant...

Un serpent à deux têtes, et dont les deux langues venimeuses viennent s'entremêler et se rejoignent...

LE BRACELET !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

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23 juillet 2015

L'AFFRONTEMENT - CHAPITRE VII

- MOI : Quand est-ce que tu m'as retrouvée, Rémy ? Et comment ?
- RÉMY : Tu vas m'en vouloir...
- MOI : Est-ce que je peux t'en vouloir plus que ce que je t'en veux déjà ?
- RÉMY : Hein ? C'est quelqu'un de ton entourage qui m'a retrouvé.
- MOI : Quelqu'un que je connais ? Mais j'ai parlé de toi à personne !!!
- RÉMY : Cette personne, elle a fouillé dans les papiers de Mme Rondin quand elle était aux toilettes... Elle a trouvé mon nom. Puis elle s'est renseignée sur mes coordonnées en passant à l'ASE... Enfin c'est ce qu'elle m'a dit.
- MOI : Elle... Alyssa ? Ou... la...
- RÉMY : Alyssa ? Mais je te dis que c'est rien, cette fille. Non, c'est... ta mère adoptive... Enfin plutôt la bonne femme poussiéreuse de ta dernière famille d'accueil...
- MOI : Dis-moi que c'est pas vrai...
- RÉMY : Tout part de là...
- MOI : C'est pas possible...
- RÉMY : Oui Sarah... Je t'aurais peut-être jamais retrouvée sinon... Je lui dois au moins ça à celle-là...

Une colère indéfinissable monte en moi. La pire colère c'est celle qui ne trouve pas de responsable... ou bien celle qui ne le retrouvera jamais...
- MOI : Non... Putain de dieu, la vieille bique, la Vieille carne, la salope... je la maudis là où elle est cette sorcière venimeuse... C'est elle qui t'a sorti de ton trou pour m'atteindre ? La connasse, si je pouvais, je la brûlerais sur le bûcher.
- RÉMY : T'inquiète, Sarah, je lui ai fait sa fête au bon moment...

Je blêmis... Mon sang se glace...
- MOI : Qu'est-ce que tu veux dire ? Qu'est-ce que tu lui as fait ?
- RÉMY : J'ai beaucoup de choses à t'avouer... Et je pensais que cette nouvelle te ferait plaisir, non ?

Il l'a tuée... ? Il a pu la tuer ???... Oh non...

Je tente de reprendre un peu mes esprits. C'est peut-être trop, ça. On n'est pas encore dans Esprits Criminels. Mais... je pense à autre chose... de bien plus crédible. Qui a eu lieu il y a deux ans... Oh non... c'est pas possible. Et si c'était LUI ???

- MOI : C'est récent ?
- RÉMY : Non, tu refroidis.
- MOI : C'est pas vrai... Il lui est arrivé un truc bizarre dans l'escalier... Ne me dis pas...
- RÉMY : Je l'ai fait pour toi, Sarah, rien que pour toi. Elle te voulait tellement de mal, fallait l'arrêter.

Le pire c'est qu'il a raison, ça l'a arrêtée. À mon retour de fugue estivale, elle était charmante. Je n'ai plus de mot.

- RÉMY : J'ai tous les défauts que tu veux, mais je suis loin d'être con. Elle a tout de suite voulu m'utiliser comme un pantin pour te faire peur. Elle connaissait ton dossier par cœur, elle était persuadée que je voudrais me venger de toi. Je me souviens de sa phrase à ma porte dans un autre foyer...

- LA VIEILLE : Vous me connaissez pas mais moi je vous connais....
- RÉMY : Je vois pas trop non...
- LA VIEILLE : Je crois qu'il y a quelqu'un que vous détestez autant que moi... Elle s'appelle Sarah et elle mange beaucoup trop de Nutella...
- RÉMY : Comment vous la connaissez ? Et qu'est-ce que vous me voulez avec elle ? C'est du passé, vous allez pas me chercher des problèmes...
- LA VIEILLE : On a un intérêt commun... j'en suis sûre...

- RÉMY : Elle avait le vice, cette bonne femme. Je l'ai tout de suite vu. Je me suis laissé faire... Mais je suis pas un pantin qu'on manipule.
- MOI : Ben t'avais qu'à prévenir Rondin, elle m'aurait changée de famille...
- RÉMY : Je voulais savoir jusqu'où elle voulait aller... Et puis je me suis dit que c'était un cadeau du ciel... Te retrouver, juste pour voir si tu allais bien... Quand je t'ai revue la première fois, ça m'a fait un choc... T'étais assise sur un banc, dans la rue, et tu pleurais. Je t'ai observée... en cachette.
- MOI : Mais c'était quand tout ça hein ?
- RÉMY : T'étais là depuis quelques mois... quelques semaines tout au plus. La Vieille m'avait dit une phrase qui fait froid dans le dos...

- LA VIEILLE : Tu veux la retrouver la petite hein ? Et moi je veux m'en débarrasser...
- RÉMY : Pourquoi vous le faites pas directement ?
- LA VIEILLE : Mon mari... Il s'est entiché d'elle...
- RÉMY : Quoi ?????????????
- LA VIEILLE : Va pas t'imaginer n'importe quoi ! Tu l'as regardée ? Enfin non, vu ce que tu lui as fait, t'as pas dû la regarder... Elle lui rappelle sa fille... Ça peut pas durer, j'ai besoin de donner un coup de pouce au destin... Tu vois ce que je veux dire ?

Je savais qu'elle était machiavélique... Mais à ce point... pendant tout ce temps... dans mon dos... S'il y a un pantin dans l'histoire c'est bien moi.

- MOI : C'est un démon, la Vieille ... Vous vous êtes bien trouvés, en fait, elle et toi.
- RÉMY : Ça suffit, tes sarcasmes. Ça a juste commencé par un petit jeu pervers de tarot...
- MOI : Ne me dis pas que...
- RÉMY : C'était son idée, c'était censé te faire peur... Je crois qu'elle voulait que tu partes de toi-même... J'ai joué le jeu. Je trouvais ça tellement débile. J'étais sûr que toi aussi... T'as l'air sans voix.
- MOI : Je croyais que c'était elle, parce que j'en ai trouvé dans sa chambre. Mais au tout début, à un moment j'ai pensé que c'était toi. Et ça a duré toute une année scolaire... Et c'était que pendant les vacances scolaires...

Vous trouverez durant mon année scolaire de nombreux posts mentionnant ces cartes de tarot maléfiques qui tombaient du ciel. J'ai oscillé entre le ridicule... et la peur. Mais tout ça est bien trop cohérent pour qu'il mente... Tout concorde.

- RÉMY : Ben oui, j'avais pas que ça à foutre, de déposer des tarots dans ta boîte ! J'avais encore des cours... C'est pour ça les vacances...
- MOI : Mais pourquoi elle l'a pas fait elle-même tout ça hein ?
- RÉMY : Sûrement pour éviter les problèmes. Vous vivez tellement en vase clos. Tout le monde voit tout le monde. C'est pas possible de garder un secret dans votre micro-quartier... C'est comme le local poubelle, c'était son idée...
- MOI : Le local poubelle... ??? Oh mon dieu ! C'était toi...
- RÉMY : J'en suis pas fier hein... C'est là où je me suis dit qu'elle pourrait peut-être pas s'arrêter. Elle te détestait, et elle tentait en permanence de me monter encore plus contre toi.
- MOI : En plus, tu t'en es vanté de ce local poubelle, y'a pas si longtemps... T'étais fier de m'en parler ou quoi ?

Ce local poubelle est un grand moment des débuts de mon blog (cf post du DIMANCHE 30 DECEMBRE 2012 22h50 : CLAUSTRO). Et puis plus récemment, j'y ai croisé Rémy et il a fait des allusions étranges qui m'ont mise sur la voie... (cf post du JEUDI 18 DÉCEMBRE 2014 23H35 : LE FANTÔME DU LOCAL POUBELLE puis VENDREDI 19 DÉCEMBRE 2014 3H20). Mais c'était impossible... Je n'imaginais pas qu'il rôdait déjà... Tout est en train de se décanter... Et le résultat fait froid dans le dos.

- RÉMY : Non j'étais pas fier... Mais c'était un moyen d'attirer ton attention encore une fois. Enfin, je sais pas... Ça me vient comme ça. Ton indifférence... tout ça quoi. Je crois que je voulais que tu comprennes... que je suis pas n'importe qui pour toi. En fait, ouais, je suis fier, je connais plein de choses sur toi que tu sais pas. Faut que tu me prennes au sérieux, putain... Ouais, depuis que j'habite là, tout ce que j'ai fait, c'est pour que tu me prennes au sérieux.
- MOI : Je t'ai toujours pris au sérieux, Rémy... t'inquiète pas. Tu viens de me gâcher une année...
- RÉMY : Te gâcher la vie ?????????????????????????????? Mais t'es vraiment une pourriture en fait... J'aurais dû...
- MOI : Oui ? Vas-y ! Qu'est-ce que t'aurais dû faire hein ? Y'a 3 ans peut-être... Aller au bout ? C'est ça que tu veux dire...
- RÉMY : Arrête... Tu salis tout. J'ai toujours cru que t'étais une gentille fille... Est-ce que tu l'es vraiment ?
- MOI : Non, je suis un démon et toi t'es un ange...
- RÉMY : Est-ce que ce sont mes actes qui t'ont rendue comme ça ?

La vérité insolente de cette phrase me désarçonne...

Rémy se met à tousser... Puis il se dirige vers les toilettes... Puis je l'entends vomir. L'affrontement n'est pas éprouvant que pour moi...

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