Ça y est ça recommence... ma tablette... mon téléphone. Plus rien ne marche. Comme si le destin cherchait à me couper du monde. Celui des adultes qui me lisent.

Car oui, on ne va pas se le cacher. Je suis entourée d'enfants. Et le samedi soir ils sont détestables, surexcités avant de sortir en boîte. C'est devenu un rituel. Le pire c'est que devant ma télé je vois les mêmes têtes que eux sur place...

Mmmmh ? Ah-ah ça vous intrigue hein ?

Vous savez tous que je suis fan de télé-irréalité. Une télé stupide truffée de personnages idiots, narcissiques, repimpés de la tête aux pieds. 3 mois par an, voire plus, ces professionnels de l'image passent des vacances interminables devant une piscine, en maillots de bain, et s'occupent à se clasher, se mettre en couple, et à se séparer pour le plus grand bonheur des audiences télé. Mais la grande question est : que font-ils le reste de l'année ??? Toucher le RSA ? Non ils ne sauraient même pas comment faire, même s'ils y avaient droit...

Ils se sont trouvés un petit job récurrent très lucratif... les « bookings ». Cékoidon ? Hé bien, ces idiots se font payer par les discothèques le samedi soir pour faire une apparition sur les dance-floors, signer 3 autographes et hop ils repartent 2 heures après avec 2000€ en poche. Révoltant quand je compare avec les euros de l'allocation de l'ASE que je dois compter.

Du coup et c'est véridique... Quand mes 3 colocs se tirent en boîte, ils voient les mêmes neuneus que moi à la télé. Sauf que moi je suis confortablement installée dans mon canapé... Et j'en profite pour envoyer 2-3 tweets aux Segros, enfin c'est plutôt elles : « Mate le cul de la Milla, on dirait une cheminée... », « Cette bouche, elle a dû en déboucher des éviers oh lol ptdr mdr »

C'est sûr que ma soirée vole aussi haut que celle de mes 3 compères qui rentrent pétés entre 5h et 7h, non pas de rire mais d'ivresse. Mais ce soir, insomniaque, j'ai surpris une conversation dans la salle de bains entre le couple de la maison :
- CRISTAL : Dis-moi que tu m'aimes, tu me le dis jamais, dis-le moi...
- DAVID : J'ai pas besoin, et puis tu sais que j'aime pas ça...
- CRISTAL : Tu vois tu m'aimes pas...
- DAVID : Mais si...
- CRISTAL : Alors dis-le moi...

Ça ressemble à une petite fissure dans le cristal non ?